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A Montargis, Jacques Cheminade présente sa vision de l’amitié franco-chinoise

mercredi 12 avril

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Le 3 avril dernier, pour donner un peu de hauteur et une dimension internationale à la campagne présidentielle, le candidat Jacques Cheminade s’est rendu au musée historique de l’Amitié Franco-chinoise de Montargis.

Pendant une heure de chaleureux échanges avec Mme Peiwen Wang, fondatrice du musée, et devant une dizaine de journalistes, il a pu échanger devant de très belles photos relatant l’histoire des centaines de jeunes étudiants chinois venus dans les années 1920 se former dans le cadre du mouvement « travail-études en France ».

Parmi ces jeunes, nombreux sont devenus par la suite d’importants dirigeants de la Chine, et notamment, les plus brillants d’entre eux, Zhou En-lai et Deng Xiaoping. [1]

Introduisant la visite, M. Cheminade a déclaré :

Je suis venu dans ce musée pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’il marque l’histoire des liens entre la Chine et la France, du point de vue de toute l’histoire de la Chine, de Deng Xiaoping, Chen Yi, et de quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’estime, Zhou En-lai, car il a permis que ce pays ne se lance pas dans la mauvaise voie.

La deuxième raison c’est parce qu’aujourd’hui la Chine propose pour le monde quelque chose qui va, en terme de dépenses, bien au-delà du plan Marshall : il s’agit du projet « Une ceinture une route », la Nouvelle Route de la Soie – ce que le Président Xi Jinping appelle « un ordre gagnant-gagnant inclusif ». Cela me paraît essentiel pour orienter le monde vers une politique de production, de développement mutuel, au contraire de la politique de tutelle financière prédatrice et destructrice que nous subissons. Un projet de développement pour lequel je me suis moi-même battu depuis bien avant l’an 2000, avec mon amie Helga Zepp Larouche.
Nous sommes donc très contents que la Chine en ait adopté le concept. Il s’agit de voir désormais comment nous pourrons y parvenir dans la réalité. C’est une grande occasion. La France y participe déjà. Mais elle doit participer d’avantage. Non pas pour suivre le train en marche, mais pour partager la cabine de pilotage.

La troisième raison pour laquelle j’ai décidé de venir ici, est ce qui se passe vis-vis de la communauté chinoise en France. Liu Shaoyo est le symbole de quelque chose qui demande à être apaisé. On doit donner plus d’attention à la communauté chinoise en France.

Enfin il a ajouté cette anecdote historique :

Durant le début de la présidence Mitterrand, les grands de ce pays, en voyage en Chine, avaient embarqué dans leur avion M. Max Nublat, alors maire de Montargis. Ces « grands hommes » lui avaient alors réservé une petite place à l’arrière de l’avion. Et voilà qu’en arrivant en Chine on a dit à tous ces hommes et femmes très importants de rester dans l’avion… sauf à Max Nublat que l’on a accompagné au palais impérial où il a été accueilli par Deng Xiao Ping. Contrairement à ce que dit une certaine presse, il n’y a donc pas de petit maire, mais de grands maires quand ils se battent pour une grande cause.

A la question : « Comment concrètement la France pourrait travailler avec la Chine ? », M. Cheminade a répondu en évoquant les besoins de la Chine en matière d’environnement :

La Chine s’est développé très vite. Elle a sorti 7 à 800 millions d’être humains de la pauvreté pour les faire accéder à une vie digne, c’était du jamais vu dans l’histoire. Mais ça a fait quelques dégâts et nous pouvons aider à ce qu’ils soient réparés. Nous avons dans le domaine de l’analyse en microbiologie et d dans le domaine des algues des possibilités énormes à donner à la Chine.

L’autre domaine, a-t-il insisté, « c’est Peugeot et Dongfeng », l’alliance de l’automobile française et de l’automobile chinoise qui a très bien marché. Enfin il y a le fait qu’aujourd’hui près de 50 % des transactions entre la France et la Chine sont en Yuan. Or le Yuan est entré dans les monnaies de base du FMI.

Mais il faut aller beaucoup plus loin dans la coopération, a-t-il affirmé. Ca peut aller depuis une boulangerie située dans une province lointaine chinoise jusqu’à la mécanique du futur ou les trains du futur. Enfin, nous pouvons développer une relation gagnant-gagnant en particulier dans le domaine de l’espace où la Chine a probablement le programme le plus intéressant car elle veut aller explorer la face cachée de la lune, pour explorer le système solaire et au-delà, et pour recueillir de l’hélium 3, très utile pour la fusion nucléaire du futur.

Et sur France3 à la minute 8:31


19/20 Centre-Val de Loire


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Notes

[1Ce groupe d’étudiants a exercé une influence durable sur les relations entre la France et la Chine, contribuant à une coopération fructueuse entre les deux pays envers le monde durant tout le XXe siècle et jusqu’à présent.

En 1954, à la Conférence de Genève pour la paix en Indochine, on le sait, c’est la collaboration entre le Ministre chinois des affaires étrangères de cette époque, Zhou En-lai et le Président du Conseil, Pierre Mendes France, qui ont permis d’aboutir à une première solution. Cette collaboration a contribué à créer ensuite les conditions pour la reconnaissance de la Chine par le Général de Gaulle en 1963.

En 2016, la France a rejoint la Banque asiatique pour les investissements en infrastructures (BAII) créée par la Chine, et certaines de nos élites regardent avec intérêt le projet de Nouvelles routes de la soie de la Chine. Jacques Cheminade propose d’aller beaucoup plus loin dans la coopération gagnant-gagnant proposée par la Chine.