La France avec les yeux du futur
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Jacques Cheminade présente son livre-projet et la composition de son Conseil consultatif

jeudi 6 avril

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COMMUNIQUES

Le nouveau livre
de Jacques Cheminade :

La France avec les yeux du futur

En février 2017, Jacques Cheminade a fait publier Ce qu’un Président doit dire, un recueil des éditoriaux du candidat publié par le journal Nouvelle Solidarité entre 2012 et 2015 permettant à ceux qui s’intéressent à sa démarche de voir comment il a pu réagir sur le vif à différents évènements durant cette période.

Peu de temps après, un deuxième livre, Ce qu’un Président doit faire, présente les textes de référence et les grands principes qui inspirent et guident le candidat.

Aujourd’hui, dans son livre-projet La France avec les yeux du futur, Jacques Cheminade présente sur 311 pages sa politique et décline ses propositions pour l’emploi, la culture, l’éducation, la justice, la jeunesse, le nucléaire, le numérique, la formation, le transport, la défense, l’Outre-mer, etc.

Il y précise également les contours des « nouvelles frontières » qu’il place au cœur de sa démarche : une grande politique de la mer, de l’exploration de l’espace et du codéveloppement de l’Afrique.

La composition du Conseil consultatif de Jacques Cheminade

Le risque d’un nouvel effondrement financier, le retour de l’irrationnel et des fondamentalismes, la faim dans le monde, le manque d’eau, les enjeux énergétiques et scientifiques, les changements climatiques... Autant de problématiques auxquelles devra répondre celui ou celle qui accèdera à la fonction présidentielle.

Pour relever ces défis, Jacques Cheminade entretient un dialogue constant avec des personnalités expérimentées qui ont assumé des responsabilités importantes dans leur secteur respectif avec un esprit original et un dévouement singulier. Elles ont alimenté et alimentent toujours le projet du candidat :

  • Emmanuel Arnaud, conseiller en technologies de l’information et de la communication, responsable dans une association humanitaire internationale
  • Jean Bernard, ancien directeur départemental pour l’agriculture et les forêts (Landes, Ardennes, Pyrénées Atlantiques)
  • Régis Chamagne, colonel (er) de l’armée de l’air, expert en stratégie aérienne, ancien commandant de base aérienne
  • Alain Corvez, colonel (er) d’infanterie, conseiller en stratégie internationale, ancien conseiller au Ministère français de la Défense et de l’Intérieur
  • Acheikh Ibn Oumar, ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad, membre de l’Initiative Panafricaine pour la Défense de la Démocratie (IPDD)
  • Alain Gachet, géologue, ingénieur des Mines et spécialiste de l’eau, président de RTI Exploration
  • Régis Le Gall, chirurgien-dentiste, formateur en chirurgie buccale auprès des étudiants de la Faculté Dentaire de Lyon, membre fondateur et actif des associations Aide Dentaire Vietnam (ADV) et Aide Dentaire Out of the World, membre du CA de l’Association de Gestion Agréée des Professions de Santé et des Professions Libérales (AGAPSL)
  • Pierre-Henri Leroy, expert financier, président de Proxinvest et d’Association Delta 7, ancien banquier
  • Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, conférencier, directeur de recherche au CNRS, membre du Laboratoire d’astrophysique de Marseille et de l’Observatoire Univers et Théorie (LUTH) de Paris-Meudon
  • Dr. Louis Reymondon, chirurgien honoraire des Hôpitaux publics, ancien Chef de Service du Centre Hospitalier de Fréjus Saint-Raphaël, Chargé d’enseignement clinique à la Faculté de Nice, Président de VietAmitié

Quelques témoignages

  • Pierre-Henri LEROY, président du cabinet de conseil et d’analyse financière Proxinvest

J’ai accepté de figurer au nombre des conseillers du candidat à l’élection présidentielle Jacques Cheminade, et je viens ici vous dire pourquoi.

Je ne connaissais pas, il y a sept ans, cette personne dont les candidatures successives faisaient sourire et m’étaient, je l’avoue, passées inaperçues.

Il se trouve que j’ai réalisé alors que Jacques Cheminade, soutenu par de nombreux jeunes s’engageant pour diffuser ses idées dans la rue, prônait depuis plus de dix ans des idées de réforme financière, des solutions auxquelles j’étais moi-même arrivé de mon côté, bien après lui.

J’ai donc souhaité en savoir plus, et j’ai été impressionné par la riche culture historique, économique et politique de Jacques Cheminade. A ceci s’ajoutait une hauteur de vue rare et une connaissance encyclopédique des questions internationales. Son ouverture constante au débat d’idées et sa référence constante à l’œuvre de Charles de Gaulle, sans concession, m’ont rassuré.

Jacques Cheminade fait de la politique non pour faire carrière mais pour pousser des idées, des solutions dans l’intérêt de ses concitoyens : c’est une démarche noble, courageuse et sans complaisance qu’il faut encourager.

Je lisais ce jour l’analyse excellente de l’éditorialiste des Echos Jean-Marc Vittori intitulé « Le triomphe des antis-systèmes » qui observait la démonétisation du plus grand nombre des gouvernants actuels et des hommes politiques classiques qui n’ont « ni vision, ni réflexion » pour contrer la chute de la croissance et la montée des inégalités. En résulte la montée des populismes démagogiques qui « eux semblent apporter des réponses ».

Jacques Cheminade, lui, a de la vision, de la réflexion qu’il met généreusement et librement à la disposition de tous : je ne sais pas si je voterai pour lui, mais je sais qu’il doit être soutenu, et j’en suis fier.

  • Jean-Pierre LUMINET, Directeur de recherches au C.N.R.S., astrophysicien à l’observatoire de Marseille et à l’Observatoire de Paris-Meudon

Le 30 mars 2017 — A l’écoute des programmes des divers candidats à l’élection présidentielle, je suis consterné de constater qu’à l’exception de deux d’entre eux (dont l’un considéré comme « petit ») règne le mutisme le plus total concernant une question aussi fondamentale que l’éducation et la recherche. Dans leurs interviews, les journalistes se cantonnent aux considérations morales (les « affaires ») et économiques, qui selon eux feront de l’audience. Jamais un mot sur le moteur fondamental de l’évolution des sociétés. Pire encore, s’ils en font mention, dans leur ignorance abyssale et leur manque de scrupule certains journalistes tentent de tourner en dérision certaines vues ambitieuses comme l’exploration spatiale du système solaire ou les recherches en intelligence artificielle.

A première et très courte vue, certains se demanderont – admettant même qu’ils y réfléchissent - à quoi sert la recherche fondamentale dans les sciences de la matière et de l’univers, alors que tant de choses sont à faire pour assurer le mieux-être, sinon la survie de l’espèce humaine (seule la recherche médicale et pharmaceutique échappe, pour de trop évidentes et pas toujours nobles raisons, à cette interrogation). De grands défis menacent aujourd’hui la planète entière : la faim dans le monde, le manque d’eau potable, le pillage des matières premières, le réchauffement climatique, le chaos des finances mondiales, le retour de l’irrationnel et des fondamentalismes, les bouffées de violence qui éclatent un peu partout. La recherche scientifique est-elle un moyen de répondre à ces défis, un simple outil parmi d’autres, voire un luxe ?

La réponse est pour moi très claire, et je ne le dis pas parce que je suis moi-même chercheur : plus qu’une nécessité, il s’agit d’une première urgence. Devant l’ampleur des problèmes posés, nous ne sommes certes pas assurés du succès, mais nous pouvons être certains de l’échec si la recherche scientifique n’est pas mise au premier plan et considérée comme une priorité absolue. Car la recherche est une activité stratégique qui concerne la société tout entière. Si pour la plupart des chercheurs et de rares dirigeants avisés, l’investissement dans la recherche est une évidence, devant le nombre de fois où la question « À quoi ça sert ? » est posée dans les médias ou dans les parlements, il faut sans cesse rappeler avec force les vertus cardinales de la recherche, et illustrer chacune de ces vertus par des exemples puisés dans les diverses disciplines, à commencer par les sciences de la matière et de l’Univers, lesquelles semblent pourtant, à première vue, les plus éloignées des préoccupations de ce « bas monde ».

Il faut aborder les sujets de l’éducation et de la recherche scientifique avec intelligence et pragmatisme. La recherche publique française nécessite des moyens humains et budgétaires. Peu de gens – et quasiment personne dans le personnel politique - comprennent par exemple que l’une des meilleures façons de s’attaquer efficacement au problème du chômage est de favoriser la recherche fondamentale, dont les résultats conduisent toujours à l’innovation, moteur indispensable à la création de nouveaux emplois.

Depuis deux générations, nous observons nettement des transformations dans notre vie quotidienne, issues des activités de recherche scientifiques et techniques. Tous les secteurs de l’activité humaine sont concernés : la santé, l’alimentation, la mobilité, l’habitat et la communication ont connu de fortes mutations, qui caractérisent nos sociétés développées. La raison en est simple : l’industrie et l’économie ne peuvent pas se développer sans une recherche active. Une bonne articulation entre recherche fondamentale et recherche appliquée, puis entre recherche appliquée et réalisation industrielle est évidemment nécessaire. Si une seule de ces étapes est négligée, la chaîne s’interrompt. La responsabilité scientifique relève précisément de sa capacité à répondre aux besoins de la société. En retour de l’investissement dans la recherche publique et privée, les avancées scientifiques livrent des clés pour comprendre et transformer le monde. Il est vrai que certaines applications des sciences ou des technologies nouvelles suscitent la peur, la contestation ou le refus, notamment lorsqu’elles touchent au vivant et menacent potentiellement l’identité et l’intégrité de l’homme. Mais ce n’est pas être naïf que de croire que la recherche et ses applications peuvent enrichir notre vision du monde et nous conduire à porter un autre regard sur l’amélioration de la condition humaine.

  • Emmanuel ARNAUD, responsable de l’antenne Rhône-Alpes d’une association humanitaire

J’ai rencontré à plusieurs reprises Jacques Cheminade et discuté avec lui des problématiques liées à l’univers de l’humanitaire, en particulier de l’action dans le soin d’urgence et du témoignage. Étant responsable de l’antenne Rhône-Alpes Auvergne pour une grande association humanitaire, j’appréhende mieux les difficultés, par l’accès à des informations plus synthétiques et pertinentes, de nos bénéficiaires (migrants, populations piégées dans des conflits dont elles sont uniques victimes, ou dans les catastrophes naturelles) et j’apporte aussi la parole de nos bénéficiaires auprès des populations du nord, afin de changer les regards. L’idée du lien entre ces deux centres d’intérêts (politique et humanitaire) m’apparait une évidence, car dans notre monde interconnecté, il faut mettre plus interopérabilité, de solidarité, de transfert de compétences (localisation) et surtout d’humanité (être à l’écoute de la réalité des autres).

  • Alain GACHET, Géologue, ingénieur des mines et spécialiste de l’eau, président de RTI Exploration

L’accès à l’eau potable est l’un des enjeux majeurs du XXIème siècle.
Aujourd’hui, 1.1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Aujourd’hui, 1.8 million d’enfants meurent du fait de maladies liées à la consommation d’eau non potable. Dans un demi-siècle, 5,5 milliards d’êtres humains, soit les deux tiers de la population mondiale, connaîtront un stress hydrique du à la raréfaction des ressources en eau de surface : pourquoi ?
Le changement climatique se traduit par une accélération des cycles de sécheresse, l’augmentation démographique sans précédent dans l’histoire de l’humanité se traduit à la fois par l’augmentation considérable des besoins de l’irrigation et de l’urbanisation accompagnée par la pollution généralisée des eaux de surface à un niveau inégalé.
Voici donc réunis tous les éléments d’une parfaite catastrophe ?

Pourtant, une découverte majeure de la NASA apporte une des réponses à ce défi après plus de trente années d’observation de la terre : l’eau de surface ne représente que 3% de l’eau potable tombée sur terre, excluant les glaces polaires ; l’essentiel de l’eau potable sur terre est enfouie à des profondeurs de plusieurs centaines de mètres sous nos pieds : c’est l’eau de demain.

Mais où se trouvent ces réserves ? Une autre découverte majeure a été apportée par mes recherches en tant qu’ingénieur des MINES qui ont mis en évidence ces réserves profondes à l’occasion des crises humanitaires qui se sont succédées depuis 2004 au Darfour, en Angola, en Afghanistan et sur toute la Corne de l’Afrique et maintenant en Iraq.

Faire jaillir l’or bleu dans toutes ces régions les plus pauvres de la planète ou ravagées par les guerres. C’est ma réponse au désarroi global, ma contribution au progrès scientifique et à la promotion de l’humanité, cette humanité qui éclate en cris de joie quand les femmes et les enfants du Turkana, au Nord du Kenya, découvrent pour la première fois la sensation de l’eau fraîche qui s’écoule sur leurs mains, une eau qui provient de plusieurs centaines de mètres de profondeur, une eau inconnue et inespérée.

« Science et humanisme », c’est cette démarche qui m’a attiré auprès de Jacques Cheminade au cours d’un congrès à Berlin. Voilà ce qui nous lie, l’eau, facteur de paix, de prospérité, de progrès de l’humanité. Comme j’aime à le répéter : « peu d’eau c’est la guerre, beaucoup d’eau peut apporter la paix ».

C’est la raison pour laquelle je lui apporte mon soutien pour défendre au niveau international, une politique de l’eau comme instrument de paix et de développement.

La reconstruction de tous les pays qui ont été détruits par des guerres engendrées la plupart du temps par des sécheresses dévastatrices en Afrique et au Moyen Orient va dépendre de ces ressources profondes en eau potable qui restent encore à découvrir. Nous devons nous y préparer et cesser de nous lamenter sur les flots de réfugiés climatiques qui ne doivent leur survie qu’à la fuite en avant vers des pays hostiles ; les ressources du futur sont chez eux, à nous de les découvrir et de les développer avant l’émergence d’autres conflits inéluctables, dans le cadre d’une nouvelle relation de coopération basée sur le partenariat et non plus sur le néo-colonialisme.

  • Acheikh IBN-OUMAR, ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad et membre de l’Initiative Panafricaine pour la Défense de la Démocratie (IPDD)

M. Ibn-Oumar entretient un dialogue avec M. Cheminade car, dit-il, « en Afrique, le défi démographique qui amplifie dangereusement les autres défis (misère, migration, conflits, mauvaise gouvernance), nécessite des mega-projets transnationaux et profondément transformateurs ; comme le projet Transaqua pour le lac Tchad. »

  • Alain CORVEZ, colonel d’infanterie (cr), conseiller en stratégie internationale, ancien conseiller au Ministère français de la Défense et de l’Intérieur.

Je partage « l’inspiration gaulliste » qui porte le projet de Jacques Cheminade

  • Régis Le Gall, chirurgien-dentiste, formateur en chirurgie buccale auprès des étudiants de la Faculté Dentaire de Lyon, membre fondateur et actif des associations Aide Dentaire Vietnam (ADV) et Aide Dentaire Out of the World, membre du CA de l’Association de Gestion Agréée des Professions de Santé et des Professions Libérales (AGAPSL).

Membre de Ssolidarité & Progrès depuis de nombreuses années, je suis et soutiens l’action de M. Jacques Cheminade. Ma profession et mes choix personnels m’ont conduit à réaliser en France et dans le monde des actions humanitaires de terrain avec de nombreuses associations, depuis plus de 30 ans. Ces interventions ont contribué au développement des outils dans la santé bucco-dentaire dans les pays demandeurs, m’ont apporté de multiples contacts et échanges avec la réalité des populations, des cultures et des systèmes d’enseignement. Je soutiens la formation des praticiens, et aide à concrétiser la motivation des politiques et des associations locales à établir des projets de centre de soin pour les populations grâce à l’établissement de contrats de collaboration avec les associations.

  • Jean BERNARD, ancien Directeur départemental pour l’agriculture et les forêts (Ardennes, Landes, Pyrénées Atlantiques), Ministère de l’Agriculture

Ayant travaillé longtemps pour l’aménagement du territoire rural, l’agriculture et la valorisation de l’eau, patrimoine commun de la France et de l’humanité, je considère que Jacques Cheminade est l’un des rares candidats qui accorde une attention sérieuse à ces questions en proposant des orientations concrètes pour leurs solutions.

Dans le contexte français, l’agriculture comme secteur de production et comme élément essentiel, structurant de l’aménagement de la majeure partie du territoire national doit mériter la plus grande attention. Sous l’angle économique, maintenir une agriculture diversifiée bénéficiant de prix rémunérateurs et occupant une majorité du territoire a du sens pour la vie du tissu rural et beaucoup de collectivités locales.

Il faut pour cela :

  • mettre en place des systèmes de crédit à l’investissement moins spéculatif et réexaminer les modalités de la PAC ;
  • maintenir des systèmes de soutien permettant le développement de système de production de taille moyenne et plus respectueux du capital terre ;
  • encourager le développement de circuits courts, permettant d’offrir aux agriculteurs et aux territoires des alternatives de production moins dépendantes de la référence des prix internationaux et apportant des chaines de valeurs mieux maitrisables par les acteurs.

Ce sont des orientations très porteuses.

En France comme dans le reste de monde, l’eau est un bien commun précieux. Pour les activités productives comme pour les besoins de la vie courante, la demande quantitative comme qualitative va rester croissante au niveau mondial. Si la situation et l’organisation en France sur ce secteur permet d’envisager un moyen terme dans d’assez bonne conditions, il faudra maintenir une attention sur ce secteur et y maintenir une gestion solidaire et contrôlée dans tous ses aspects et de grands travaux devront pouvoir être financés.

Au plan international, la régulation et le partage de l’eau au niveau de sous-continents entiers seront nécessaires, en particulier dans une perspective d’une demande alimentaire mondiale croissante. Ici la France peut apporter une compétence et une histoire d’organisation des systèmes de gestion des eaux qui mériteront d’être valorisés . Ce thème pourra être un exemple de coopération internationale avec les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), en Afrique en particulier. La mise en œuvre de crédits publics d’investissements et plus généralement des moyens humains et financiers devront pouvoir être mobilisés sur ces thèmes.

  • Dr Louis REYMONDON, Chirurgien des Hôpitaux, ancien Chef de Service du Centre Hospitalier de Fréjus Saint-Raphaël, Chargé d’enseignement clinique à la Faculté de Nice

Jacques CHEMINADE anime, depuis un quart de siècle, avec une équipe permanente et des militants actifs, une réflexion qui s’inscrit dans la tradition de Franklin Roosevelt, Jean Jaurès et Charles de Gaulle. Ses scores sont faibles en raison d’une capacité financière et d’un accès aux médias disproportionné face aux candidats des Partis.

Et pourtant... , dans le paysage politique, il dérange !

  • Par sa personnalité : juriste, économiste, énarque, ce haut fonctionnaire a exercé à Bruxelles et à New-York, chargé du Poste d’expansion économique de la France. Promis à un bel avenir de diplomate, administrateur public ! Décision très exceptionnelle, il renonce à cette carrière confortable pour livrer, en toute indépendance et renonçant aux avantages de sa charge, un combat politique pour porter au cœur de l’Europe les visions et projets qu’il partage et développe avec son ami américain Lyndon LaRouche.
  • Par sa position affichée contre l’oligarchie financière internationale qui a dégradé les conditions de vie des plus faibles et dévoyé la construction européenne.
  • Par son projet présidentiel qui tourne le dos aux politiques de compromission et d’abandon de la classe politique et propose des changements radicaux pour remettre l’argent au service de l’économie réelle, la séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt avec un crédit productif public pour le développement de l’Homme et de la nature. Pourquoi, avec un si faible score et une audience médiatique caricaturale déjà assez destructrice, est-il donc la “bête noire“ des parlementaires ? La Loi Urvoas de 2016 qui durcit les règles d’acquisition des “500 signatures” et soumet le temps de parole des candidats en campagne à l’arbitraire de “l’équité” remplaçant “l’égalité” démocratique et introduisant la notion scandaleuse de “petits candidats”, a été faite sur mesure, selon son artisan, pour “empêcher Cheminade” !

L’on a pu voir lors du débat télévisé du 4 avril Jacques CHEMINADE être pratiquement le seul à aborder deux enjeux qui me touchent particulièrement :

  • Sauver notre système de santé :
    Chirurgien hospitalier des années 1975 à 1995, pleinement au service public, j’ai vu se dévoyer lentement les pratiques d’un système conçu pour l’accès à des soins de qualité pour tous et finalement otage d’une logique comptable déshumanisée. Si l’on se réfère, comme Jacques Cheminade, au Conseil National de la Résistance et à de Gaulle, assurer le "Droit à la santé" est un devoir régalien de l’Etat, alors que les politiques libérales, de droite comme de gauche, d’après 1975, l’en ont savamment désengagé pour livrer le système sanitaire et social à la loi du profit : formation, recherche, accès aux soins sont devenus en totale inadéquation avec les besoins de la santé publique.
    Des territoires abandonnés sont devenus des déserts médicaux mais le vide se creuse aussi chez les personnels actifs dont le dévouement se démobilise face aux contraintes administratives de rentabilité qui absorbent leur temps et leur disponibilité aux soins du malade. Peu de candidats ont cette analyse car ils restent soumis au pouvoir de l’argent et de sa gestion souveraine. Jacques Cheminade est le seul à pouvoir s’attaquer aux dérives de ce Système car il n’en profite pas, alors que les 10 autres candidats en sont tous les agents et complices.
  • Développer l’Afrique :
    Personne n’a relevé, ni ses contradicteurs au cours du débat, ni les commentateurs des chaînes ou de la presse écrite, les propos de Jacques Cheminade dans sa dernière et trop brève intervention. Ils étaient si forts qu’ils n’ont eu comme écho qu’un silence assourdissant !
    Ils gênent car ils dépassent les défis à court terme, les enjeux limités à l’horizon de nos intérêts égoïstes et de nos illusions. Pour avoir servi 15 ans en Afrique subsaharienne comme chirurgien au titre de la coopération bilatérale de la France dans le domaine de la santé, aujourd’hui abandonnée, je suis évidemment à l’écoute de ce que Jacques Cheminade a déclaré : 2 aspects, arracher l’Afrique au pillage et fournir là où il le faut l’eau nécessaire à la vie !
    Il a dénoncé les pratiques honteuses de la FrançAfrique, la servitude monétaire du France CFA (le Franc des Colonies Françaises d’Afrique !!!), la vanité des campagnes militaires non suivies d’actions de développement, la détresse mortifère des populations exploitées qui, avec bétail et cultures vivrières, sont privées d’accès à l’eau et que seuls de grands aménagements hydrauliques sauront maintenir au pays. Qui a fait écho à cette alerte en faveur de l’Afrique pour la dignité de la France et de son intérêt bien compris. Car, si le flux incontrôlable des migrants qui menace l’Europe, n’est pas retenu par le co-développement de l’Afrique, toutes les frontières et autres murs de la honte seront bien impuissants à le contenir.
    Quel est celui ou celle, dont la future ambition est de présider au destin de la France, qui a repris à son compte le "projet Transaqua" pour rendre vie au Lac Tchad et irriguer le désert ? En ma qualité, je dois applaudir le "projet africain" de Jacques Cheminade, car je suis alerté depuis août 2015 par The Lancet (la référence anglo-saxonne dans la presse médicale) qui a révélé qu’en Afrique subsaharienne, 1/3 de la mortalité est désormais liée à l’absence d’accès aux soins chirurgicaux primaires. Désormais car, par le passé, la coopération militaire française envoyait ses chirurgiens dans les postes les plus reculés et assurait un maillage sanitaire suffisant. C’est une politique d’abandon sans remplacement par les professionnels locaux en nombre réduit...

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