La France avec les yeux du futur

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Ce numéro de notre journal est entièrement consacré à la vie de combat et à l’œuvre de Lyndon LaRouche. D’abord parce qu’il a été traité avec une terrible injustice, caricaturé, diffamé et emprisonné. Nous lui devons donc justice. Bien plus, cependant, parce que ses idées, sa conception du monde qui vient, sont nécessaires pour inspirer le salut commun, tant à l’intérieur de notre pays que dans le monde. Ne pas en prendre la mesure serait dilapider un atout fondamental pour ne plus avancer en somnambules vers des affrontements destructeurs.

Car nous sommes arrivés à une impasse. A l’échelle du monde, seule une initiative de développement mutuel – un système gagnant-gagnant – est susceptible d’assurer la paix en accroissant la capacité d’accueil pour tous.

Dans le trouble actuel des esprits, il faut, avant de passer à l’échelle nationale, affirmer et réaffirmer que la « nouvelle donne verte » est, elle, un pacte suicidaire.

« Un projet inspirateur et partagé, allant droit aux causes. »

On ne peut en effet accroître le domaine de la vie humaine en partant du fait que l’homme est un prédateur de la nature et d’autrui. Les plus extrêmes partisans d’une transition écologique en déduisent, suivant leur logique, que la planète est surpeuplée et qu’une politique malthusienne de dépopulation est inévitable. Ils envisagent de sang-froid un monde réduit à 1 ou 2 milliards d’êtres humains, prétendant renverser le cours de l’histoire.

Notre engagement est à l’opposé, non seulement parce que les prophètes de malheur du milieu du XXe siècle, qui prévoyaient le pire avant le début du XXIe, se sont trompés, mais parce que nous concevons les êtres humains comme des créateurs dont la densité d’action dans l’univers, le travail de plus en plus productif, ne mène pas à la destruction mutuelle mais à un sens de responsabilité plus élevé et mieux partagé.

Il n’est de permanent que le changement. L’ennemi n’est pas le climat qui change, mais les forces financières subjectives qui détruisent l’homme et la nature, servies par le pessimisme qu’elles promeuvent.

Ces « féodalités financières » dénoncées par le Conseil national de la Résistance (CNR) sévissent aujourd’hui en pire, car elles contrôlent les données dans tous les domaines, du commercial au politique.

La soumission à ces féodalités rend complice ou impuissant. Emmanuel Macron entend tirer deux conséquences d’un Grand Débat tenu sans les moins de 25 ans, sans les habitants des quartiers populaires et avec très peu de gilets jaunes.

Il veut « réformer » le référendum d’initiative partagée de Sarkozy, pratiquement inapplicable, pour éviter le RIC, et prévoit une nouvelle vague de décentralisation. Le calcul : ronger la souveraineté nationale par le haut, avec l’Europe, et par le bas, en s’appuyant sur des conseillers territoriaux hors sol. Le tout en réduisant la liberté de manifester après avoir été « incapable » de contrôler les casseurs.

A l’opposé, la seule manière d’arrêter les dérives violentes est de ne plus penser seulement contre en choisissant d’être pour quelque chose. C’est, au niveau national, une approche équivalant à celle du CNR associée, à l’international, à la logique des Nouvelles Routes de la soie, deux projets gagnant-gagnant.

Cette combinaison est la seule manière d’arrêter le cercle vicieux de l’exclusion et de servir à la fois les gilets jaunes et les habitants des banlieues. Les premières fraternisations entre gilets jaunes et Algériens manifestant à Paris sont un signe d’espoir. Face à la braderie de nos biens publics, la pétition de Coralie Delaume contre la privatisation des Aéroports de Paris est un autre signe.

Au delà, il est nécessaire de dépasser Facebook, qui a permis aux gilets jaunes de se connaître et de se rencontrer, et d’inventer une démocratie participative « positive », avec le numérique, en créant de nouveaux lieux d’expression réfléchie. Car la France a besoin que s’élabore un projet inspirateur et partagé, allant droit aux causes, sans dispersion et voyant avec les yeux du futur.


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L’édito de Jacques Cheminade est publié tous les 15 jours dans le journal Nouvelle Solidarité.