La France avec les yeux du futur
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Revitaliser nos territoires

Une France archipel, l’inédit créole : arrêter partout la pwofitasyon comprador

« Unissez-vous, frères, et combattez avec moi pour la même cause. Déracinez avec moi l’arbre de l’esclavage. »

Cet appel à l’humanité, que lançait Toussaint Louverture à Saint-Domingue le 29 août 1793, inspire le combat que je mène depuis trente ans avec mes amis dans le monde pour la paix par le développement mutuel.

Car libérer, comme je m’y suis engagé, la France de l’occupation financière et culturelle, n’aurait aucun sens si l’on maintenait par ailleurs, auprès de trois millions de personnes, un système inégalitaire à caractère colonialfondé sur le déni du passé et le leurre de la dépendance. Comme le disait Aimé Césaire : «  Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. »

Alors ayons l’audace de voir avec les yeux du futur et de penser enfin « gagnant-gagnant », pour reprendre les mots du président chinois XI Jinping. Une chance s’offre à nous : celle du nouveau paradigme imposé par les pays émergents (BRICS), héritiers des non-alignés, qui, via leurs nouvelles banques de développement et le projet chinois de Nouvelles Routes de la soie, ont déjà financé ces dernières années l’équivalent de plusieurs fois le plan Marshall en infrastructures sur presque tous les continents, dont ceux qui jouxtent nos Outre-mer. Travailler avec eux sur cette nouvelle donne pour le monde, c’est aussi se laisser en échange un levier pour négocier nos intérêts économiques, quand les leurs s’exercent sur nos territoires.

L’histoire est en marche, mais elle pourrait marcher sans nous. Elle nous met au défi de nous changer nous-mêmes. Rappelons-nous seulement la grève générale des Antilles en 2009, ou la situation migratoire explosive à Mayotte et en Guyane, pour comprendre qu’il n’est plus possible de faire autrement.

Voici six principes à partir desquels je proposerai à nos DROM-COM, dès les débuts de ma présidence, un pacte de progrès et de solidarité afin d’y balayer tout résidu de la République coloniale :

combattre tous les retards dans les conditions d’existence et l’exercice des libertés publiques
en finir avec une économie comprador

fondée sur les descendants d’anciens colonisateurs contrôlant la grande distribution, l’import-export, les transports, l’agroalimentaire, le foncier, le BTP ou les postes à responsabilité ;

mettre fin au système malsain de contrôle par l’assistanat

par les transferts financiers, la corruption au sein des institutions et le clientélisme politique, tout en maintenant bien entendu les avantages sociaux réellement justifiés, en étendant la protection de l’emploi et en accélérant la réactivité de l’Etat en cas de calamités ;

promouvoir une politique de réel développement économique, agricole, industriel (et touristique) échappant à l’emprise de la bourgeoisie comprador

afin d’enrayer ce scandale oublié que sont un chômage équivalant à près de trois fois la moyenne nationale, ne serait-ce que dans les DOM, et atteignant plus de 50 % chez les jeunes, avec plus de 80 % de la population mahoraise vivant sous le seuil de pauvreté ; le tout dans un contexte où fracture sociale et fracture ethnique vont trop souvent de pair ;

créer les conditions dans lesquelles nos DROM-COM seront progressivement intégrés dans les régions qui les environnent

en organisant les échanges agricoles, industriels et commerciaux qui le permettront. S’appuyer sur les BRICS pour créer les conditions du décollage de ces régions voisines ;

promouvoir ce que la République a toujours eu de meilleur,l’affranchissement par la connaissance

c’est-à-dire l’école et une formation professionnelle digne de ce nom, en corrigeant l’ignorance ou le mépris dans lesquels ont été trop souvent tenues les cultures et les langues locales ainsi que leur histoire.

Cela suppose bien entendu une révolution politique  ; ne pas le dire serait continuer à tricher. Plus vite elle sera faite, et en écoutant le plus possible le choix des populations, mieux nous pourrons éviter ensemble les transitions violentes autrement inévitables.

Pour arrêter la pwofitasyon et faire naître un inédit créole en rétablissant les mémoires historiques partagées et raturées, je propose les mesures suivantes :

I – Dans le domaine de la production

Agriculture

entreprendre une réforme agraire digne de ce nom

pour corriger progressivement une situation où par exemple 1 % de Békés détiennent plus de 50 % des terres en Martinique 

mettre en place une agriculture vivrière tendant, là où c’est possible, vers l’autosuffisance alimentaire

pour mettre fin au scandale néocolonial de la monoculture, qui maintient nos Outre-mer dans une dépendance envers la métropole, tout en les soumettant à la vie chère, à la pwofitasyon et aux fluctuations des marchés. Créer des pépinières agricoles pour promouvoir les produits locaux ; valoriser tous les co-produits issus de l’agriculture

Voir aussi

Une audace patriotique contre la mondialisation financière
couper l’herbe sous le pied aux spéculateurs

notamment sur la vanille, la banane (ou par ailleurs le nickel), en séparant les banques de dépôt et les banques d’affaire et rétablir librement une politique de quotas et de protection douanière pour les produits locaux, en se libérant de la tutelle de Bruxelles (cf. la section de mon projet « Une audace patriotique contre la mondialisation financière ») 

favoriser l’installation des jeunes diplômés agricoles sur des exploitations viabilisées
développer les lycées agricoles et le statut d’agriculteur là où ce dernier n’est pas reconnu
supprimer les taxes sur les engrais, désherbants, semences, aliments pour bétail et gasoil destiné à l’agriculture

tout en égalisant les normes avec celles de la métropole concernant les pesticides reconnus comme dangereux 

protéger les milieux de vie, comme les mangroves ou les zones de montagne de la Réunion.

Voir aussi

L’économie bleue : aménager l’océan

2) Pêche et économie de la mer

supprimer les taxes perçues sur les matériels de pêche
mettre en œuvre {{un plan de formation}} des jeunes et des professionnels aux différentes techniques de pêche moderne, de conservation et de vente
promouvoir et soutenir sérieusement le secteur de l’aquaculture (pisciculture et fermes marines)

et subventionner les cultures de poissons herbivores et les techniques de pêche ciblée. À noter qu’en 2012, 37 % des espèces étaient surexploitées et 50 % atteignaient les limites au niveau mondial.

engager une dynamique de discussion avec les pêcheurs des régions et pays environnants (Caraïbes, archipel des Comores, Canada, etc.).
se concerter avec les BRICS pour lancer un grand plan d’extraction minière sous-marine raisonnée au profit de tous

en évaluant le potentiel scientifique, environnemental et industriel de chaque zone 

débloquer les fonds pour l’IFREMER afin de développer le secteur halieutique et l’exploration scientifique de la faune et de la flore sous-marine.

Installer des laboratoires de recherche scientifique pour ses applications notamment pharmaceutiques et développer les centres universitaires dédiés afin de recruter sur place les chercheurs de demain

entamer un programme de dépollution de certains lagons 
A plus long terme, lancer des études pour la construction de futures « villes flottantes » (« aquaplex »)

intégrant recherche, formation, production et dépollution, y compris au large de Clipperton, qui recueille beaucoup de déchets et où se produit le upwelling, un phénomène marin à étudier (à ne pas confondre avec l’utopie ultralibérale du Floating Island Project de Peter Thiel, dont un prototype est prévu pour l’horizon 2020 au large de la Polynésie). Ce sont les autorités publiques et régionales qui devront en prendre la responsabilité.

3) Industrie

protéger les industries naissantes, en particulier agroalimentaires et conserveries
implanter des usines de transformation de la métallurgie là où l’on extrait du minerai
développer le secteur du numérique 
compléter les projets à basse densité énergétique tels que NEMO (New Energies for Martinique and Overseas)

utilisant le différentiel de température entre eau de surface et eaux profondes, par des mini-centrales nucléaires sous-marines de type Flex-Blue (dont l’immersion protège des aléas tels que tsunamis, tremblements de terre, etc.), développées par DCNS en coopération avec EDF, afin d’alimenter sérieusement ce renouveau industriel 

organiser un système durable de soutien aux investissements,

en mobilisant un secteur PME-PMI DROM-COM au sein de la Banque nationale d’investissement public que je créerai.

donner aux entreprises locales priorité d’accès aux aides publiques et aux marchés.

4) Commerce

coordonner nos politiques d’octrois de mer et d’octrois de mer régionaux (OMR)}}

en jouant intelligemment sur les taux, à la fois pour défendre nos productions et exonérer les biens (d’équipement, entre autres) nécessaires au démarrage des nouvelles industries.

combattre, éventuellement en les taxant, les monopoles de la grande distribution et d’importation de produits pétroliers

qui sont affiliés ou associés aux grandes centrales d’achat et aux compagnies pétrolières hexagonales, et ont ainsi intérêt à maintenir une situation de dépendance pour faire de gros profits.

engager des poursuites pénales pour les infractions relevant d’abus de position dominante, de publicité mensongère et d’entente illicite.
en venir, si ces entreprises tentent de répercuter ces mesures sur la population, à une politique de blocage des prix pendant les six mois autorisés par les textes

notamment pour empêcher les abus sur les produits de base. 

supprimer les taxations sur les produits locaux.

II – Dans le domaine social

1) Emploi, salaires et conditions de vie

Il est temps de mettre fin à deux injustices coloniales : la vie chère d’une part, la prime de vie chère d’autre part, réservée aux seuls Français issus de la métropole, ainsi que le scandale de leur traitement particulier quand il s’agit des fonctionnaires. Je propose donc de toute urgence de :

maintenir le pouvoir d’achat avec la hausse de 200 euros sur les bas salaires, les retraites et les minima sociaux obtenue en 2009.
mettre en place un institut évaluant le prix réel des biens de consommation payés sur place.
fixer un SMIC dans chacun des DROM-COM en fonction du coût réel de la vie.
étudier les possibilités juridiques d’introduire dans les marchés publics et les entreprises bénéficiant d’aides publiques, des clauses en faveur de l’emploi local.

2) Services publics et infrastructures

dresser pour chaque région et territoire un état des lieux sur les besoins en équipement et en personnel dans le domaine social

(pôles emplois, centres sociaux, prisons, prévention et sécurité civile, etc.).

permettre aux étudiants ou diplômés en médecine émigrés de revenir sur leur territoire d’origine

en développant le tutorat, en accélérant les procédures d’octroi de bourses et en développant les aides à la réinstallation ; lancer une politique d’urgence de formation et de recrutement des médecins et personnels soignants sur place, en dehors du numerus clausus français ; multiplier les aides aux soins hospitaliers pour les non assurés.

dresser un état des retards à combler pour lancer rapidement un plan de mise à niveau des infrastructures

écoles, hôpitaux, prisons, eau (barrages, retenues collinaires et assainissement), traitement des déchets, voirie, fourniture électrique, couverture numérique, transports du futur maritimes et terrestres (notamment pour pallier le problème des embouteillages), aménagements portuaires et aéroportuaires (notamment dans la perspective du doublement des capacités du canal de Panama), etc.

inclure au sein des directions de ces services des représentants des salariés et des usagers .
assurer la transparence sur la fixation des prix de ces services et encourager la municipalisation des services des eaux.

3) Logement et foncier

lancer une politique audacieuse de rachat public des terres au profit des descendants d’esclaves, sans compromission ni animosité.
faire du nouveau Tribunal foncier polynésien une institution réelle, élargie aux DROM-COM
lutter contre la spéculation foncière et la discrimination financière.
établir un état des besoins en matière de logements

en tenant compte du type d’habitation désirée par les dépourvus.

entreprendre, comme dans l’Hexagone, de vastes programmes de logements sociaux et intermédiaires.
mettre en œuvre dans ce contexte un plan d’urgence pour résorber le logement insalubre.

4) Liaisons avec la France et l’Europe

établir un système de transports réguliers à coût modéré vers l’Europe et l’Hexagone pour toutes les familles séparées.
développer les transports aériens au sein des régions environnantes pour désenclaver.
maintenir le régime de congés bonifiés permettant aux fonctionnaires originaires d’Outre-mer de repartir tous les trois ans avec leur famille dans leur région d’origine.

III – Dans le domaine culturel

1) Education

Pour aller plus loin

Pour une culture de la vie et de la découverte
combattre le taux relativement élevé d’analphabétisme et d’illettrisme

en assurant un suivi et un tutorat personnalisés de chaque élève pour une remise à niveau d’urgence (cf. ma section sur la culture)

prévoir un plan de titularisation des contractuels pour pallier les besoins de recrutement
faire en sorte que les manuels et autres documents pédagogiques ne soient plus de simples suppléments à ceux édités en métropole

mais prennent en compte l’histoire et les particularités de chaque Outre-mer

mettre à profit la possibilité offerte par l’article 21 de la loi du 2 août 1984 relative aux compétences des régions de Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion

pour organiser des activités éducatives et culturelles complémentaires sur la région ou collectivité concernée

organiser un enseignement obligatoire de deux heures par semaine sur les humanités kanak, créoles et polynésiennes et en langue régionale

pour leur intérêt propre et pour donner aux élèves un sens de leur dignité dans leur rapport entre la maison et l’école. Faciliter la création de classes bilingues dans les maternelles et le primaire là où il est prouvé que le taux de décrochage scolaire le nécessite.

2) Formation professionnelle

créer un véritable service public de la formation professionnelle à la hauteur des enjeux dans chaque Outre-mer

en organisant des filières de formation pour tous les secteurs stratégiques prévus dans chacun des pactes de progrès et de solidarité.

augmenter les fonds alloués en fonction des nécessités détectées.
ouvrir des financements de la formation à tous les chômeurs

et non plus uniquement à ceux indemnisés au titre de l’Allocation de retour à l’emploi.

3) Culture

mettre en œuvre des plans de valorisation des patrimoines culturels des Outre-mer.
lancer des projets sur la vie et l’histoire de chacun des territoires et valoriser leurs apports culturels

à l’exemple du centre Tjibaou en Nouvelle Calédonie. Certes, un DOM comme la Martinique dispose d’un musée départemental de l’Archéologie et de la Préhistoire, d’une Maison de la canne, d’un Musée de la banane et d’une reconstitution de l’habitat et du mode de vie des Neg Marrons aux Trois-Ilets, mais cette dispersion ne facilite pas l’accessibilité et la prise de conscience. L’idéal est de « brancher » l’enseignement des humanités créoles à l’école sur un centre d’histoire situant le territoire dans son ensemble régional et mondial.

Pour aller plus loin

L’éducation, une nouvelle frontière pour la France

Si les habitants d’Outre-mer ont été privés de leur culture originelle, ils l’ont aussi été, comme nous autres en métropole, de ce que la pensée universelle a pu engendrer de meilleur en science, art ou philosophie. Il faut le rendre à tous (cf. ma section « L’éducation, une nouvelle frontière pour la France ») ;

Je suis convaincu que ce sincère apport mutuel rapprochera les Outre-mer de ce qu’est vraiment la France, qu’elle soit celle des Abbé Grégoire, des Victor Hugo, des Marie Curie ou des Maxime Destremau, ou celle des Aimé Césaire, des Victor Schœlcher, des Louis Delgrès ou des Raoul Georges Nicolo.

IV – Sur des points plus spécifiques concernant chaque DROM-COM

1) Nouvelle Calédonie

Nous devons préparer la mise en œuvre des mesures prévues par l’accord de Nouméa : transferts de compétences, rééquilibrage des moyens, de la formation, des équipements et des services publics au profit des populations fragiles, réduction des échanges directs avec la France pour abaisser le coût de la vie sur place, reconnaissance réelle de l’identité kanak. La France doit aider, si la Nouvelle-Calédonie le demande, à y développer un schéma industriel d’ensemble.

Dans le secteur du nickel, elle doit pouvoir aider à imposer un quota voire une interdiction, comme en Indonésie, d’exportation du minerai brut, au profit de sa transformation sur place, notamment auprès des acteurs chinois de plus en plus impliqués dans le capital des sociétés d’extraction. Dans le domaine de la santé, nous devons aider à la prévention et au traitement des épidémies de dengue.

2) Wallis-et-Futuna

La modernisation de son statut est rapidement nécessaire ainsi que le développement économique défendu ci-dessus pour contrer l’exode de sa population.

3) Polynésie française

Les investissements actuellement proposés par la Chine doivent être réellement orientés vers les infrastructures de base, au profit de l’emploi et de la formation sur place, et en vue de nouveaux marchés pour les produits locaux.

Classer les atolls de Mururoa et de Fangatofa comme sites de stockage radioactifs pour les inscrire à l’inventaire des sites contaminés, comme le préconisait la CRIIRAD en 1999, en améliorant la loi du 13 juin 2006 sur la transparence et la sûreté nucléaire. Permettre ainsi une signalisation des risques, un contrôle d’accès des zones et surtout une décontamination. Elargir les critères pour rendre effective la loi Morin de 2010 d’indemnisation des victimes (dont le retrait de la notion de « risque négligeable » doit être le point de départ) et lancer une étude sérieuse sur les maladies transgénérationnelles touchant les Polynésiens et les anciens travailleurs du CEP, tout en multipliant les capacités sanitaires de traitement des cancers sur place.

4) Saint-Pierre-et-Miquelon

L’extension du plateau continental est vitale, nous devons la défendre, ainsi que le désenclavement de l’économie, artificiellement soutenue par l’Etat et l’Europe depuis la limitation de la zone économique exclusive et la « crise des quotas ». Il faut sortir l’île de son « corset » tertiaire en poussant la diversification de la pêche, l’aquaculture, le futur hub portuaire, une meilleure desserte maritime et aérienne, l’exploration minière sous-marine, le développement de nouvelles technologies, etc., tout en refusant le CETA.

5) Mayotte

Il faut des mesures d’urgence pour enrayer la crise migratoire explosive qui commence à impacter la Réunion elle-même, et pallier le déficit en infrastructures d’eau, de santé et d’éducation. (Voir : «  Mayotte, transformer une cocotte minute en île où il fait bon vivre ».)

6) La Réunion

Il faut mettre fin à la « crise requin » qui tue, met en péril l’économie touristique et les fermes marines. Il est nécessaire pour cela d’empêcher les ONG de financer les associations promouvant une fausse notion de l’écologie et de réguler dans la durée, notamment par la pêche voire sa commercialisation, les requins tigre et bouledogue en surpopulation dans nos eaux (dans la continuité du plan ciguareta, mais l’étendant).

Notre plan de développement de Madagascar (voir sur le site de S&P « Madagascar, une île sur la Nouvelle Route de la soie  ») devrait permettre à la Réunion de rendre possible son intégration économique régionale.

7) Guadeloupe et Martinique

Relancer un véritable comité de pilotage « chloredécone », en incluant les représentants des populations locales pour entreprendre une réelle prise en charge sanitaire des populations impactées et un plan d’urgence de décontamination des sols.

La lutte contre la drogue et la délinquance nécessite un nouveau pacte de confiance : police de proximité, nouvelles prisons avec de véritables programmes de réinsertion, lutte contre le phénomène de blanchiment des armes et de la drogue par le système bancaire international sont absolument nécessaires, mais c’est surtout le nouvel environnement de développement économique et culturel que j’entends créer qui pourra redonner à nos jeunes un sens à leur vie et donc éviter leurs dérives.

8) Guyane

Intégrer l’économie de l’aérospatial dans un développement intérieur du département via l’infrastructure, en lien avec celui plus large du continent sud-américain et de l’espace caraïbe, en s’appuyant là encore sur les BRICS. (Voir « Pour une nouvelle vision de la Guyane française ».)

Conclusion

Personnellement, j’ai toujours deux images présentes à l’esprit : Marie-Sophie Laborieux, avec son Esternome, et Monsieur Roc, avec M’man Tine et le jeune José. Ils donnent la mesure d’un superbe entêtement de vivre et de savoir qui interpelle, en nous autres Hexagonaux, ce que beaucoup trop d’entre nous sommes en train de perdre. Puissions-nous ne pas être trop sourds, je serais tenté de dire «  trop zoreilles ».



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