La France avec les yeux du futur

Face à la guerre civile

mercredi 30 septembre

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Une guerre se déroule dans le monde entre des pays dont les chaînes de valeur sont étroitement imbriquées et au sein de chaque pays, où les classes sociales, définies par un travail humain aujourd’hui abaissé, ont éclaté. C’est cette imbrication qui rend la situation si dangereuse : une séparation, comme le voudraient les dirigeants anglo-américains vis-à-vis de la Chine ou comme les nantis de notre pays vis-à-vis des Gilets jaunes, prend inévitablement la forme d’une guerre civile, nationale et mondiale, tandis que retrouver une unité par un développement mutuel exige une révolution de la manière de penser et de système politique. Les grandes organisations qui, du moins en apparence, donnaient un sens à la vie de leurs militants, ont disparu. Il reste des addictions irrationnelles : culte de l’argent, écologisme impuissant ou dévoyé, islamisme destructeur...

Etre pessimiste, c’est devenir complice

Aux Etats-Unis, l’oligarchie financière divise pour régner dans la tradition coloniale de l’Empire britannique : classe moyenne et travailleurs pauvres ruinés par la mondialisation financière contre une agglomération de minorités violentes socialement abandonnées. C’est la guerre entretenue de victimes contre d’autres victimes, leur dénominateur commun étant de ne plus croire à un destin commun. La « cancel culture », reposant sur l’effacement de l’autre, est là pour aggraver cette division sous les haillons d’un faux progressisme. On dira « ça n’arrivera pas chez nous ». En fait, c’est déjà arrivé, masqué par nos restes d’un système de minimas sociaux. L’abstention électorale en est le symptôme, ici comme là-bas. Car l’Empire de l’oligarchie financière est global. Sa domination par l’émission effrénée de fausse monnaie entretient son pouvoir, n’alimentant plus ni le travail réel ni la production agricole et industrielle.

Avec au sommet ces « boulots à la con » d’une caste de portes tournantes public-privé, composée de domestiques grassement entretenus, chargés d’asphyxier les conflits sans créer ce qui pourrait menacer le système. A la base, les tâches répétitives ou ubérisées, rémunérées à la limite de la survie familiale. Restent heureusement tous ceux dont l’activité essentielle à notre vie a été rendue concrète pendant la pandémie : personnel hospitalier et des Ehpad, médecins, chercheurs, assistantes et aides sociales, employés de la voirie, des secteurs alimentaires, de la justice, policiers, gendarmes, et tous ceux qui ont endossé les gilets jaunes, se rassemblant sur les ronds-points pour surmonter leurs anxiétés et leurs ressentiments en parlant du futur.

Aujourd’hui ce sont eux, intérimaires, CDD et patrons de petites entreprises, qui seront les premières victimes du carnage social. Le gouvernement n’a pas fait un « plan de relance », il essaie de gagner du temps en versant 100 milliards, mais pas tout de suite. Et si 40 milliards proviennent du fameux plan de l’Union européenne, nous devrons rembourser 67 milliards (notre part de 17 % des contributions aux 390 milliards du plan).

Reste la manipulation idéologique, qui passe par l’addiction au jeu. Jeu sur des Bourses devenues un tripot géant sous influence, jeux sur les écrans par série de fonctionnalités qui manipulent l’internaute en jouant sur le fonctionnement de son cerveau. Jusqu’à le plonger dans les métavers, ces univers virtuels faits de pixels.

Alors, sommes-nous pessimistes ? Non, car ce serait devenir complices. Mais comment ne pas l’être ? En agissant. C’est pour cela que nous avons écrit notre Feuille de route et vous demandons de la lire, de la commenter, de l’enrichir. Elle va à l’essentiel, là où se nouent des solidarités par le progrès mutuel, dans le combat pour un salut commun.

Face aux guerres civiles pouvant dégénérer en guerres menaçant de nous anéantir, face à l’aventurisme militaro-financier, nous devons bâtir les conditions de la paix par le développement mutuel. En défiant les mafias au pouvoir qui nous disent : « Obéissez-nous ou vous serez réduits au silence ».

POUR AGIR, REJOIGNEZ LE LOBBY CITOYEN CONTRE LE LOBBY FINANCIER EN CLIQUANT ICI


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L’édito de Jacques Cheminade est publié tous les 15 jours dans le journal Nouvelle Solidarité.