Paris, le 26 novembre – Dans son édition de ce jour, Le Monde vient de reconnaître qu’en 1995, le Conseil constitutionnel avait validé les comptes de campagne de MM. Balladur et Chirac alors qu’ils ne remplissaient pas les conditions requises par la loi. Ils auraient donc dû être rejetés.
Dans ce même article, Le Monde signale aussi que le Conseil rejeta étrangement le compte de Jacques Cheminade pour avoir « obtenu un prêt sans intérêts ». Les sages l’ont-ils soupçonné d’être musulman ? En tous cas, il est clair que l’on a voulu lui couper l’accès aux élections présidentielles suivantes, puisque ce rejet l’a de facto condamné à une ruine civile. On peut même se demander s’il ne s’agissait pas de le sanctionner pour ses prises de position gênantes pour les réseaux politiques en place, puisqu’aujourd’hui encore, l’Etat français le poursuit pour le remboursement de 173 000 euros.
Ces faits sont extrêmement graves pour les institutions de notre République, d’autant plus qu’ils sont accompagnés de suspicions sur le financement de campagnes politiques par des rétro-commissions sur les contrats d’armement Agosta et Sawari II, avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite. Dès 1996, Jacques Cheminade avait d’ailleurs dénoncé que « les campagnes d’autres candidats ont été alimentées par des commissions sur des contrats militaires ».
Ce qui s’est passé en 1995 et l’acharnement contre Jacques Cheminade, font partie d’un ordre injuste désormais reconnu en tant que tel.